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38 - 故宫 Pékin : La Cité Interdite

Posté le 05/01/2014 à 22h04

Laisser un commentaire – Vendredi 27 Décembre –

Aujourd'hui, je réalise un rêve ! Arpenter la Cité Interdite...

Depuis des années, c'est un endroit qui me facine et même si certains la visitent en l'espace de trois heures, j'ai voulu y consacrer une journée complète, car ce n'est pas demain la veille que je pourrai y remettre les pieds ! Et après coup, je pense qu'on pourrait y passer deux jours, car nous avons dû zapper quelques zones vers la fin... Après, il faut avouer que beaucoup de bâtiments se ressemblent et je peux comprendre que certains ne fassent que la traverser. Sa construction a commencé en 1407, sous le règne de l'empereur Ming Yongle, qui transféra la capitale de Nankin à Pékin. En tout, le palais est composé de près de 9000 pièces sur une surface de 960m de long sur 750m de large !

 

Plan de la Cité Interdite

carte de la cité interdite pékin

Cliquez ici pour la voir en grand format

 

C'est donc vers 10h que nous passons la porte Tian'anmen. Alors, pour ceux qui iront la visiter, en anglais, la Cité Interdite est appelée "Palace Museum". Moi, sur le moment, j'ai cru qu'il s'agissait d'un musée supplémentaire, mais c'est bien au guichet sous ce nom qu'il faut acheter un billet (40 yuans, ce qui n'est vraiment pas cher pour un tel site !). 

De retour avec le sésame, nous entrons dans une première cour. En voyant d'immenses bâches recouvrant une partie de la porte Méridienne, je commence à avoir un peu peur : et s'ils profitaient de l'hiver pour rénover la Cité Interdite ? Non...heureusement, seule cette porte et une petite section au Nord-Ouest fermée au public étaient concernées. Je conseille très vivement l'acquisition de l'audioguide proposé à cet endroit (également 40 yuans), car les informations en français sont très intéressantes. Seul soucis, il fonctionne avec un système GPS qui n'est pas très au point : les explications se déclenchent automatiquement selon le lieu où l'on se trouve, mais se coupent parfois ou redémarrent inopinément.

cité interdite rénovations

 

Une fois cette entrée dépassée, on découvre en premier plan cinq ponts franchissant un canal, gelé par le froid (on oscille entre -10 et -15°). Plus loin, trois pavillons : la Porte de l'Harmonie Suprême entourée de deux portes plus modestes. C'est un des points de vue les plus connus de la Cité Interdite, avec deux imposantes statues de lion sur les côtés. Malheureusement, l'endroit perd un soupçon de son charme à cause des touristes chinois qui suivent des guides affublés de mégaphones et de drapeaux. C'est sûr que comparé à l'été, le nombre de visiteurs est bien moindre, mais de tous les sites touristiques que j'ai pu visiter en six semaines, c'est ici qu'il y avait le plus de monde. Cependant comme partout, les chinois visitent en ligne droite et n'accordent aucune attention aux pavillons secondaires, ce qui permet de faire de jolies photographies si l'on attend quelques instants que les rares personnes aillent plus loin.

porte de l'harmonie suprême

forbidden city beijing

cité interdite lion

 

Derrière la Porte de l'Harmonie Suprême se dévoilent la plus grande cour et le plus grand bâtiment de la Cité Interdite : le Palais de l'Harmonie Suprême. L'immense esplanade pavée pouvait contenir 100 000 personnes lors des cérémonies...avec de tels chiffres en tête et un peu d'imagination, l'endroit prend une dimension particulière. Tous les toits de la Cité sont décorés d'animaux : plus leur nombre est important, plus le rang de la personne qui s'y affaire est élevé, aussi il y en a dix sur ce palais où trônait l'empereur.

cité interdite palais de l'harmonie supreme

 

Un garde...suspicieux !

garde pékin cité interdite

grande cour cité interdite

 

Deux escaliers entourent une fresque de marbre et montent vers le palais. On peut alors se pencher sur quelques statues comme la tortue-dragon et la grue, ou bien un cadran solaire.

statue grue chine

 

Se prendre en photo avec un occidental, un sport national ?

chinoises photo occidental

 

Exemple d'animaux sur un toit (ici, il y en a sept)

toit animaux cité interdite chine

 

Partout dans le palais, on trouve de gigantesques jarres de bronze qui étaient remplies d'eau afin d'arrêter les incendies, hantises des officiels du palais. On les chauffait l'hiver pour éviter le gel. 

jarre de bronze cité interdite chine

 

Comme dans pas mal de lieux touristiques, 
on peut se déguiser le temps de quelques photos

déguisement chine

mur cité interdite

 

Les portes, palais et pavillons s'enchaînent au rythme de la visite, et ce serait trop long de décrire en détail chaque bâtiment traversé. Une partie intéressante, dont j'ignorais totalement l'existence se situe tout au Nord de la Cité Interdite : il y a un jardin avec des arbres et une petite colline artificielle de pierre, surplombée du Pavillon de la Vue Impériale. C'est dans un bâtiment à deux étages collé à ce jardin que le dernier empereur Puyi a appris l'anglais avec l'aide de Reginald Johnston. Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, je vous encourage à regarder "Le Dernier Empereur", très bon film qui vous permettra de découvrir la Cité Interdite d'un autre œil.

 

Un des trônes du palais

trone palais chine

 

Cadran solaire

cadran solaire cité interdite

 

Lion dans le jardin impérial

lion chine

 

Pavillon au sommet de la colline artificielle

pavillon jardin cité interdite

 

Le bâtiment où Puyi apprenait l'anglais

puyi dernier empereur

 

Quelques parties du palais ne peuvent être visitées qu'en achetant un billet supplémentaire (10 yuans chacun). Si le Pavillon des Horloges peut être sauté, je conseille la visite de la partie Est, qui vaut le coup et permet de capturer quelques images sans aucun touriste. Qui plus est, deux expositions permanentes sont tenues dans des pavillons sur les côtés : on peut y découvrir notamment une collection magistrale de bijoux et objets en pierres précieuses. 

cité interdite vide

 

La couronne d'un empereur de la dynastie Ming, pas mal hein ?

couronne ming

 

Fioles en turquoise, corail, jade...

fioles pierres précieuses

 

C'est dans cette même zone qu'on pourra s'émerveiller devant un ancien théâtre de trois étages (Le Pavillon des Mélodies Plaisantes). Les acteurs jouaient en même temps à tous les étages et des trappes permettaient les entrées dramatiques d'être surnaturels comme les fantômes ou les démons, suspendus par des cordes. Sur place, une maquette illustre l'utilisation de ces trappes.

théâtre cité interdite

 

Pas mal de panneaux renseignent sur les pavillons, mais racontent aussi des histoires qui se sont passées à tel ou tel endroit (par exemple le destin funeste de certaines concubines victimes de la jalousie de l'impératrice ou d'une favorite). Tout comme dans nos palais occidentaux, il a dû se passer de bien sombres tragédies et complots dans l'enceinte du palais ! 

dragon chine

 

Une fois la visite terminée, il reste un dernier effort à fournir : grimper au sommet de la Colline du Charbon, pour apprécier une vue imprenable sur la Cité Interdite ! Artificielle, c'est la terre du creusement des douves et des lacs pékinois qui lui a permis d'atteindre les 108 mètres de haut. À l'époque, elle était réservée à l'empereur et c'est ici que se pendit le dernier souverain Ming en 1644, lorsqu'une armée de 400 000 paysans entra dans Pékin.

colline du charbon pékin

 

Bon, comme la lumière du soleil commençait à faiblir, je n'ai pas pu obtenir la photo parfaite, mais nos yeux en ont profité. Outre le panorama sur Pékin, le hall au sommet de la colline accueille un grand bouddha et quelques charmants pavillons décorent les environs (leur contenu a toutefois été pillé par les anglais et les français...sans commentaire).

cité interdite colline du charbon forbidden city

 

Nous prenons ensuite un bus en bas de la colline, qui nous ramène directement à Qianmen, près de l'auberge où notre journée s'achève.


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20 - 纳帕海 Shangri-la : Balade à Vélo au Lac Hapa Nai

Posté le 14/12/2013 à 13h24

Laisser un commentaire – Lundi 9 Décembre –

Profitant d'un jour "bonus" à Shangri-la, je décide d'aller explorer les environs en vélo. Le prix à la journée est de 30 yuans pour un VTT avec vitesses, soit un peu moins de 4€.

Je me fixe pour objectif d'aller voir le lac Napa Hai, à 7km au Nord-Ouest de Shangri-la, et me balader ensuite dans le coin pour voir les villages alentours. Mais toutes les rues que je prends au sein de la nouvelle ville, dans cette direction, se terminent par un cul-de-sac. Aussi, je finis par sortir de la ville par le Nord-Est. La route se transforme en chemin, le chemin en sentier et enfin, je roule dans l'herbe sèche, le long de collines. Sur les côtés, de nombreuses structures en bois où est étendu du foin, probablement pour le faire sécher et le mettre à l'abri du bétail. Quelques rares paysans s'activent dans les champs en pente, une hotte sur le dos.

campagne tibet

paysan chine

 

Après avoir grimpé puis descendu quelques collines, j'arrive dans un village, et prie pour ne pas être trop proche du monastère Songzanlin, sans quoi si je me fais prendre, je devrais payer de nouveau l'entrée alors que je l'ai déjà visité il y a quelques jours. Je demande ma route à deux vieilles femmes tibétaines, et en suivant leurs indications, je tombe précisément devant le monastère !

monastère songzanlin

 

Je m'éclipse rapidement par un chemin désert et fais le tour du lac qui le borde. La vue de loin est très sympa. Après un moment, je traverse un petit hameau, où un jeune garçon dirige quelques animaux avec un genre de fouet. Plus loin, un autre gamin joue par terre. Les habitants sont très chaleureux et leurs regards joyeux me font comprendre qu'ils ne doivent pas souvent voir de touristes passer par ici.

enfant tibet

drapeau tibétain chine

maison en ruine tibet

 

Grâce à ma boussole, je parviens à repérer par où passer pour gagner le lac Napa Hai, mais au bout du chemin m'attend un guichet : c'est désormais officiel, ce secteur est aujourd'hui payant. Cela sent la basse saison, car toute l'architecture prête à recevoir du public est laissée à l'abandon. Je passe à côté d'un genre de regroupement de stupas, puis arrive à la lisière d'immenses plaines.

stupa

 

Une gardienne de chevaux m'interdit de poursuivre à vélo : je le laisse donc contre un muret et commence à marcher sur l'herbe qui s'étend jusqu'à l'horizon, où des montagnes s'élèvent. Sur le moment, je me sens un peu frustré d'avoir payé un droit d'entrée pour voir strictement la même chose qu'une heure auparavant. Et nulle trace de lac !

plaines tibet

 

J'avance, j'avance...longtemps, car les plaines sont très grandes, et passe à côté de moutons, de yacks, de chevaux. Différentes espèces d'oiseaux viennent nicher dans les parages. Au loin, j'aperçois ce qui me semble être de l'eau. Je me motive alors pour poursuivre un peu la marche. Ce qui doit être un lac en d'autres saisons s'est pour l'heure changé en marécages. Difficile d'aller plus loin sans plonger ses jambes dans l'eau. Je fais donc demi-tour.

cheval tibet

horse china

 

Tandis que je m'apprête à récupérer mon vélo, quelques tibétaines m'appellent : elles tiennent un petit stand de tir à l'arc. Pratiquant régulièrement en France le tir au longbow (arc long anglais en bois), je ne peux pas laisser passer une occasion pareille !

tir à l'arc chine

 

Elles tiennent à m'expliquer comment tirer, et malgré leurs conseils, je m'entête à positionner mes doigts comme j'en ai l'habitude. Les flèches ne sont pas droites, sans empennages ni encoches, mais j'obtiens un score tout à fait honnorable. Viennent alors d'autres touristes chinois, qui décident à leur tour de s'essayer au tir. S'ensuit un genre de compétition amicale entre un jeune et moi-même, et mes "exploits" encouragent les gérantes à m'offrir le droit de tirer une quinzaine de flèches supplémentaires gratuitement, sous les applaudissements enthousiastes des quelques touristes. Je leur montre alors une photo de moi en costume médiéval d'archer, ce qui les surprend et les fait sourire. Ce fut vraiment un moment exceptionnel où la barrière de la langue ne fut pas un obstacle au partage !

J'entame mon voyage de retour, et comme d'habitude, je me perds un moment avant de retrouver le bon chemin vers la ville. Moi et mon sens de l'orientation catastrophique...

ciel chine

village yunnan

village nord yunnan

 

Une fois à Shangri-la, je m'achète une brochette de viande, un épi de maïs chaud, ainsi que quelques clémentines sur la place centrale et regagne l'auberge pour ma dernière nuit dans les contrées tibétaines. Demain, mon voyage en solitaire devient un périple en duo : je rejoins mon père à Hong-Kong !

brochette yunnan

 


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28 - 漓江 Xingping : Croisière sur la Rivière Li

Posté le 23/12/2013 à 08h25

Laisser un commentaire – Mardi 17 Décembre –

Enfin ! Je l'ai attendue celle-là : la croisière sur la rivière Li ! Nous avons patienté jusqu'à notre dernier jour dans la province du Guangxi pour la faire, puisque la météo prévoyait la fin de la pluie, et effectivement, les nuages sont là mais l'eau ne tombe plus.

Comme nous logeons dans un hôtel où le personnel ne parle que chinois, et ne semble pas vouloir faire d'efforts pour comprendre malgré le guide de conversation et les gestes, nous ne pouvons pas leur laisser nos sacs pour la journée. Un mal pour un bien, puisque nous avons eu la possibilité de les garder sur le bateau et cela nous a évité de retourner à Xingping pour les récupérer. Dans la rue, comme la veille, des femmes veulent nous vendre un tour en "bamboo boat". Ayant glâné des informations auparavant, je sais que les prix tournent à 125-150 yuans par personne, et que le parcours est toujours le même : de Xingping à Yangdi. Aussi nous acceptons leur offre en négociant quand même à 220 yuans pour les deux. Seul point négatif : nous avons dû attendre une bonne demi-heure que leur associé mène son embarcation à quai. Mon père en profite pour se faire photographier avec un vieux et ses cormorans (chacun son tour, après tout !) :

cormorans guilin chine

 

Finalement, nous montons à bord du bateau en bambou et commençons l'immanquable croisière. Bon, en vrai, le sol a la forme de bambou, mais c'est du plastique et un moteur a remplacé les rames. Le tourisme a pris le dessus sur l'authenticité. Quoiqu'il en soit, nous ne sommes que trois à bord : le "capitaine" et nous deux.

rivière li chine

 

Le paysage est encore plus beau vu de l'eau. Nous avançons à contre-courant et chaque virage dévoile de nouveaux pics. Pour l'instant, la rivière n'est pas trop fréquentée : il est environ 10 heures. Mais vu le nombre de bateaux sur les rivages, en haute saison ce doit être l'enfer. En revanche, si la pluie a cessé, le vent glacial sur l'eau nous congèle ! C'est sûr que ça change de la baie d'Halong en août !

 

bateau guilin

 

Faire du cheval le long de la rivière, c'est pas mal non plus !

cheval rivière li

 

Le ferry que nous avons pris la veille en vélo

ferry rivière li

rivière li xingping

 

La seconde partie est un peu plus peuplée, et quelques gros bateaux croisent notre sillage. Nous savourons notre choix d'avoir pris une bien plus petite embarcation plutôt que ces "paquebots". Petit détail amusant : à l'arrière de ceux-ci, des cuisiniers préparent les repas pour les touristes à bord.

rivière lijiang chine

bateau guilin

 

C'est pas le pied ?

bamboo boat lijiang

croisière rivière li

river li china

 

Petite cascade

cascade rivière li

 

Le paysage inspire encore beaucoup d'artistes

peintre rivière li

 

C'est beau, mais ça caille !

froid guilin chine

chine yangdi

 

La croisière dure environ 2h30, et nous arrivons finalement à Yangdi. Nous mangeons rapidement des pains fourrés et cuits à la vapeur : chacun renferme des ingrédients différents, et sont plus ou moins bons. Demandez à mon père s'il les a aimé, pour rire...il faut croire que je les ai plus apprécié que lui.

Comme nous avons nos sacs avec nous, nous prenons un bus qui nous dépose à l'embranchement d'une route entre Yangshuo et Guilin. Un second bus puis un taxi nous ramènent au Backstreet Hostel, puisque nous y avons aimé notre séjour quelques jours auparavant. Mon père décide de se reposer, tandis que je repars à l'assaut de la ville ! Pas de répit pour les guerriers !

Je me dirige donc vers le Nord de la ville, pour visiter le Parc des Couleurs Accumulées. J'y vais à pied, en longeant la rivière, et si la ville est bien moderne, quelques personnes pêchent à la ligne au bord de l'eau. Je souris en voyant une publicité gigantesque de Jackie Chan pour Canon : chaque pays fait la promotion de ses produits avec les stars locales, hein !

jackie chan canon

 

Sur la route, je suis abordé deux fois : la première rencontre dure quelques minutes, durant lesquelles nous discutons de mon voyage. Après quoi l'homme m'informe qu'il tient un magasin de thé un peu plus loin, sans insister pour que j'y aille. Plus loin, une deuxième personne m'aide spontanément à trouver mon chemin. Comme quoi, quand on est tout seul, les gens ont davantage tendance à venir parler. 

Le parc en question, en haut d'une série de marches (qui l'eut cru ?), est vraiment très joli. Les chemins et rembardes en pierre se mêlent parfaitement à la végétation. Je l'arpente dans tous les sens, et il est vraiment très grand !

parc des couleurs accumulées

parc guilin

 

Au cours de cette balade, je serais monté au sommet de trois pics karstiques différents ! Et d'en haut, j'ai pu voir quelques bricoles sympathiques, notamment une pagode et un genre de muraille sur l'eau (sur fond musical de "Gangnam Style" diffusé depuis une scène de spectacle en bas). 

guilin pagode

 

Dans les pics, il y a plusieurs grottes : l'une d'elle est décorée avec des bouddhas sculptés dans la roche, datés de la dynastie Tang. La grotte du Crâne Blanc quant à elle traverse la colline de part en part et est décorée de calligraphies. Voici la vue depuis l'autre extrémité, avec ce gros pic planté au milieu de la ville : 

grotte du crane blanc

 

Sur le chemin du retour, je suis de nouveau accosté par un homme qui tient le même discours que le premier dans un parfait anglais : sa famille tient un magasin proposant 20 sortes de thé, depuis des générations. Il n'insiste pas non plus pour que j'y aille, et me raccompagne vers l'auberge. Sur le chemin, il me demande si j'ai goûté aux spécialités locales, par exemple le "Beer Fish". Je lui demande s'il connaît un restaurant qui le propose, et il m'emmène le voir. Mais avant, petit tour par son magasin. Je ne suis pas pressé, mais reste méfiant, car j'ai lu sur le net avant mon départ qu'il existe une escroquerie en Chine autour du thé : dans certains endroits touristiques, des étudiants proposent d'aller voir une authentique cérémonie du thé. Au final, la dégustation d'un thé tout ce qu'il y a de plus basique se solde par une addition de plusieurs dizaines ou centaines d'euros. Du coup, comme les deux situations se ressemblent, je lui explique que je veux bien l'accompagner mais que je n'achèterais probablement rien. De toute manière, je n'aime pas le thé...

Sur place, il me montre les différents variétées que sa famille fait pousser : jasmin, chrysanthème et d'autres. Sa soeur insiste pour me fait goûter à un thé au lychee (après m'être fait certifier que la dégustation était gratuite, bien entendu). Forcément, je lui en achète pour ma mère... Bon, même si son but premier était de vendre, mon accompagnateur ne m'a absolument pas forcé et s'est toujours montré aimable. D'ailleurs, ce n'est qu'après cela qu'il m'a guidé vers le restaurant et il a même pris le temps de me conseiller les meilleurs plats à commander. Il m'a ensuite demandé pourquoi j'avais été si méfiant dans sa boutique, et s'est montré très surpris par mon explication concernant les arnaqueurs...mais il faut dire que Pékin n'est pas à côté.

Une fois à l'auberge, je motive mon père pour aller voir un marché un peu plus loin, et éprouver les conseils culinaires que l'on m'a donné. Résultat : un canard laqué et un poisson complets et excellents ! Nous n'avons pas pu finir tous les plats, mais pour le coup, le marchand de thé nous a permis de découvrir des mets de qualité.

Dehors, nous cherchons le marché, et après avoir aidé une demoiselle qui galérait à décrocher sa moto, celle-ci a tenu à nous accompagner. Sauf que par traducteur interposé, elle a cru que nous voulions aller au supermarché ! Nous nous sommes donc retrouvés au troisième sous-sol d'un immeuble, effectivement dans un supermarché, mais ce n'était pas ce que nous cherchions ! Pour ne pas la vexer, nous restons quelques minutes en bas le temps qu'elle reparte, et tombons sur une salle de jeux d'arcade. Le son de chaque machine est à son maximum et les rires fusent sur les bornes et tapis de danse.

 

Deux demoiselles sur un banc...normal...

chinoises costumes traditionnels

 

La journée (enfin...il fait nuit, mais bon...) se termine finalement aux alentours du petit marché que nous avons fini par trouver, et après être passés par un quartier animé, aux rues bordées de magasins chics, nous rentrons dormir.

(Avec le recul, je me rends compte que l'article est très long ! J'espère que vous ne vous êtes pas endormis avant la fin !).


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