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11 - 虎跳峡 Les Gorges du Saut du Tigre

Posté le 02/12/2013 à 10h54

Laisser un commentaire – Vendredi 29 Novembre –

Exceptionnellement, cet article concerne non pas une, mais deux journées, car il traite d'un trek que j'ai fait durant deux jours.

 

Après avoir roulé pendant environ deux heures, depuis Lijiang, le bus s'arrête quelques minutes pour permettre aux gens d'aller aux toilettes. Cela me surprend un peu, car le trajet est censé durer justement un peu plus de deux heures, et d'habitude, la pause est plutôt à mi-chemin. Il repart...et après un instant d'hésitation, je demande à quelqu'un dans le bus si on ne serait pas arrivé à Qiaotou...au cas où. Il me répond que oui. Je lui demande alors pourquoi le bus continue, puisqu'il est censé être terminus ici. En fait, le bus continue jusqu'à Shangri-la ! Petit moment de pression, mais ça va, je descends seulement 500 mètres plus loin.

Je trouve rapidement ma guesthouse, et avant même de poser mon sac, deux hollandais d'un certain âge m'abordent. Après deux minutes de conversation, je leur propose de me joindre à eux pour le trek, puisqu'ils ont le même plan que moi. Nous mangeons ensuite ensemble et nous donnons rendez-vous le lendemain matin à 8h pour prendre un petit-déj' avant d'entamer l'aventure.

Et quelle aventure ce fut ! Si j'avais su que le parcours serait si difficile...honnêtement, je ne crois pas que je l'aurais fait. C'était probablement le truc le plus crevant que j'ai fait de toute ma vie... Les guides que j'ai lu mettaient en garde sur la difficulté du trek...je confirme volontiers. En fait, les Gorges du Saut du Tigre forment un canyon sur le fleuve Yangzi...et ce sont les plus profondes au monde ! En effet, elles passent entre deux sommets qui culminent à 5596m et 5396m. Le paysage est époustouflant, et pour en profiter, deux choix : prendre un bus et se faire déposer...ou faire un trek de un ou deux jours. Histoire de faire les choses à fond, j'ai choisi de faire le trek de deux jours. 

 

Qiaotou, vu du départ du trek

qiaotou yunnan

 

Avant d'entamer le périple, je pensais qu'il faudrait monter un moment, puis que le chemin serait relativement plat avant de redescendre à la fin. Eh bien, j'avais tort ! Car du plat, il n'y en a pas eu beaucoup. Des montées impitoyables sur des chemins de rochers, de pierres brisées, de sable...rendant chaque pas difficile, voire dangeureux par moments. Car effectivement, le trek a son lot de frayeurs : lorsqu'on doit avancer debout ou à quatre pattes avec quelques centaines de mètres de vide sur le côté, il ne faut vraiment pas avoir le vertige ! Et quand on ajoute à ça une rivière qui barre le chemin...ce n'en est que plus effrayant.

 

J'étais trop fatigué pour prendre des photos des VRAIES montées, mais bon...

trek yunnan

 

Un passage vraiment ardu est appelé les "28 tournants". Ce ne sont pas les virages qui sont difficiles...c'est juste que c'est de la montée, uniquement de la montée, pendant près de deux heures. Et la descente n'est pas tellement plus facile. En fait, quand on grimpe, c'est le souffle qui manque, mais quand on descend, ce sont les pieds, les talons et les genoux qui en prennent pour leur grade ! J'en ai bavé...mais j'en ai bavé !

 

Première matinée de marche

tiger leaping gorges

 

gorges du saut du tigre

 

C'est haut, hein ?

hauteur gorges saut tigre

 

Heureusement pour compenser, le paysage était vraiment grandiose, et le trio que nous avons formé peut être fier ! Des différents groupes qui sont partis de Qiaotou, nous sommes ceux qui avons mis le moins de temps pour atteindre la guesthouse "Half-Way" ("Mi-chemin"), l'étape qui marque la fin de la première journée de marche. Sans compter les pauses, nous avons mis 5 heures pour arriver ici. Mais des pauses, nous n'en avons pas pris beaucoup. Car Thom et Renée, les deux sexagénaires qui ont marché à mes côtés, ont l'air bien entraînés et ont pour devise "marcher lentement mais de manière régulière"...donc le matin, nous avons eu droit à une vingtaine de minutes de pause, et une heure le midi... Mais pas de petites pauses de 2-3 minutes à part ça ! Du non-stop ! 

 

Vue depuis notre pause-déjeuner, à la Naxi Family Guesthouse

naxi family guest house

 

Quelques clichés de l'après-midi du premier jour

gorges du saut du tigre yunnan

 

C'est difficile de voir la profondeur et l'étendue des paysages sur des photos...

tiger leaping gorges

 

Vue depuis la terrasse de Half-Way Guesthouse

half-way yunnan

 

Bref, arrivés à la guesthouse où nous avons dormi, nous avons pu nous détendre un peu et manger en très bonne compagnie. C'est là que je ne regrette pas d'être parti seul, malgré l'appréhension que j'avais. A la table, nous avions un italien, une australienne, un taïwanais, deux hollandais, deux allemands et moi, le p'tit français !

 

Renée et Thom, mes compagnons de marche : un couple infatiguable !

yunnan

 

Le lendemain, nous avons deux heures de marche jusqu'à Tina's Guesthouse, et ensuite pour les plus courageux,  il est possible de descendre tout en bas des gorges pour voir le fameux Rocher du Saut du Tigre. Puis il faudra remonter le canyon et ce sera terminé. Pour la petite histoire, ces gorges portent ce nom car un tigre, poursuivi par un chasseur, aurait sauté à l'endroit le plus étroit des gorges pour lui échapper (25-30 mètres quand même, ça fait du bon saut !).

J'avoue avoir profité davantage de cette seconde journée de marche, car la majeure partie du tracé est relativement plat, ce qui permet un peu plus de regarder le paysage plutôt que ses pieds. Mais c'est aussi cette journée qui m'aura fait le plus peur. Il y avait des passages vraiment flippants où le moindre faux pas peut être fatal.

 

Second jour de marche

gorges du saut du tigre

saut du tigre yunnan chine

 

Après un repas à la Tina's Guesthouse, sur les cinq qui l'ont atteint, seuls trois veulent descendre en bas des gorges : notre trio. Et j'en fais partie bien évidemment ! La descente est vraiment très raide. Contrairement au reste du trek, les locaux ont ici taillé des marches pour descendre. Enfin...des marches...ça y ressemble quoi. Après une vingtaine de minutes, Renée renonce à aller plus loin...c'est vraiment abrupte et chaque pas vers le bas sera bien plus dur à faire dans l'autre sens. Une vingtaine de minutes plus tard, c'est Thom qui décide d'arrêter là, non par fatigue, mais parce que nous avons acheté un billet de bus, et qu'il ne faut pas le rater. De mon côté, j'estime que c'est jouable : je ne veux pas renoncer si près du but ! J'en ai bavé comme pas possible pendant deux jours pour voir ces gorges et ce fameux rocher, je veux aller au bout !!! 

Je poursuis donc le chemin seul, jusqu'en bas, où je me trompe de chemin et me retrouve à devoir passer sous des rochers, et à me frayer une route à quatre pattes. Cela me permettra toutefois de m'affranchir du droit de passage : "ce pont, c'est ma famille qui l'a fait". Je trouve un passage qui me va très bien pour voir les flots gratuitement de plus près. Une petite photo pour prouver ma bravoure (roooh bah quand même !), et après deux minutes chrono de pause, j'entame la remontée...et là c'est le drame. Non, rien de grave ne m'est arrivé...j'ai juste eu l'impression de...non, je ne saurais même pas exprimer l'extrême fatigue et la douleur en fait...j'ai pris cher !!! 

 

J'y suis !

saut du tigre rocher

au fond des gorges

 

Petite pancarte qui montre la difficulté de la remontée

yunnan chine mordor

yunnan chine saut du tigre

 

Du coup, quand j'ai vu une échelle, je me suis dit que ce serait plus court que de monter trois-quatre lacets de chemin. Ouais...sauf que là, j'ai eu la trouille de ma vie ! Comme tous ceux qui sont montés dessus en fait. J'ai compté 54 échelons. Chacun fait une quarantaine de centimètres...donc on doit bien atteindre les vingt mètres d'échelle ! Et puis bon, c'est de l'échelle chinoise hein...ils n'ont pas les mêmes normes de sécurité que chez nous ! Quelle inconscience m'a poussé à grimper là-dessus ? D'en bas, ça paraissait bien plus simple...mais quand on doit grimper un à un les échelons, en attendant parfois que la personne au-dessus surmonte sa peur pour lui aussi monter un peu plus...je suis arrivé en haut tout tremblant. Mais lorsque des applaudissements vous accueillent au sommet, et en voyant la tête des suivants...on se dit qu'effectivement, ce n'était pas une plaisanterie ce truc.

 

Et je vous assure que vu d'en bas, ce n'est rien !

echelle saut du tigre

 

La remontée n'est pas terminée pour autant. Tout le long du chemin, des locaux offrent un coin d'ombre et vendent à boire, à manger, à...hein ? Du canabis ? Ah bon...normal.  Durant l'ascension, je croise trois français avec qui je vais rester une quinzaine de minutes une fois le sommet des gorges - abominablement difficilement - atteint. Enfin ! C'est terminé ! Je peux mourir maintenant, c'est bon ?

Allez...j'ai mis deux heures pour faire l'aller-retour...je suis donc largement dans les temps pour le bus. Shangri-la, me voilà !


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35 - 天坛寺驼 Pékin : Temple des Lamas et Temple du Ciel

Posté le 30/12/2013 à 14h04

Laisser un commentaire – Mardi 24 Décembre –

Allez, Pékin, c'est parti pour de bon !

Nous commençons notre journée par le Temple des Lamas, puisque nous aurions dû y aller la veille. En fait, dans l'itinéraire initial, j'avais prévu une journée pour faire la Tour du Tambour, la Tour de la Cloche, le Temple de Confucius et le Temple des Lamas. Mais comme des Tours de la Cloche et du Tambour, nous en avons vu plusieurs, dont deux grandes à Xi'An, et que nous avons déjà visité un temple de Confucius à Pingyao (plus un au Vietnam pour ma part), nous avons jugé que nous pouvions les zapper.

temple des lamas

 

En deux stations de métro, nous y arrivons. Le Temple des Lamas (ou de Yonghe) est composé de plusieurs pavillons, un peu comme partout. Il s'agit d'un temple bouddhiste tibétain, du courant des "bonnets jaunes", mais j'avoue ne pas avoir trouvé beaucoup de ressemblances avec ceux que j'ai pu voir au Nord du Yunnan (à part quelques peintures et objets à l'intérieur).

temple de yonghe pékin

 

Comme nous avons déjà visité de nombreux temples avant d'arriver à Pékin, il ne nous a pas plus marqué que cela, mais pour ceux qui commencent leur voyage en Chine par la capitale, il peut s'avérer intéressant. À noter, une statue dorée de Maitreya de 26 mètres de haut, inscrite au Guinness Book des Records, car taillée dans un seul tronc d'arbre :

statue temple des lamas

 

Après une bonne heure de visite, nous empruntons de nouveau le métro, direction le Sud de la ville : le Temple du Ciel. Nous y arrivons par la porte Est, et pour ne pas gâcher l'ordre habituel de la visite, nous traversons le parc pour commencer notre découverte par le Sud. En chemin, nous croisons des chinois pratiquant le Tai Chi, d'autres qui font tourner des toupies avec un genre de fouet, un groupe de mamies dansant en costumes colorés et des caractères calligraphiés à l'eau à même le sol (et du coup gelés à cause du froid).

danse temple du ciel

calligraphie eau sol

 

Une fois arrivés à l'entrée Sud, nous repartons par le "bon" chemin. En fait, si j'ai tenu à visiter le temple du Sud au Nord, c'est parce que c'est le chemin qu'empruntait l'empereur. À l'origine, celui-ci, considéré comme "le fils du Ciel" venait ici rendre hommage à "son père" et l'implorait pour qu'il accorde au pays de bonnes récoltes. Le Temple du Ciel a été construit entre 1406 et 1420, et s'appelait à l'origine "Temple du Ciel et de la Terre", mais un temple "de la Terre" a été bâti ultérieurement à Pékin et celui-ci a été renommé.

Il n'a absolument rien à voir avec tous les autres temples visités jusqu'à maintenant. Un gigantesque parc entoure les différents édifices, à commencer par l'Autel Circulaire, composé de trois terrasses rondes en marbre blanc.

autel circulaire temple du ciel

 

En son centre, une pierre légèrement arrondie dépasse du sol de quelques centimètres. En s'y plaçant et en y parlant, on entend un écho unique en son genre : il semble provenir de l'intérieur du corps, comme si les mots résonnaient en-dedans. Seule la personne qui y est le perçoit, c'est vraiment particulier !

pierre écho autel circulaire

 

L'ensemble suivant est composé de trois bâtiments, le tout entouré par de petites murailles aux tuiles bleues : deux pavillons basiques sur les côtés et un troisième surélevé nommé "Voûte Céleste Impériale". Cet enclos circulaire s'appelle le "Mur de l'Echo", car le moindre murmure y est amplifié. Les guides parlent de trois pierres d'où résonnent des échos différents : si on frappe ses mains sur la première pierre, on entend un écho, sur la seconde deux, et sur la troisième trois. Nous avons essayé, et si effectivement nous avons entendu des échos, nous n'avons pas pu les identifier aussi clairement...mais il faut dire que nous n'étions pas seuls dans la cour et que les trois pierres ne sautent pas aux yeux.

temple of heaven beijing

 

L'intérieur du bâtiment

temple du ciel intérieur

 

Comme nous entendons de la musique un peu plus loin, nous quittons provisoirement le chemin principal et tombons sur un couple de jeunes mariés dans de superbes tenues rouges, s'exhibant avec des rubans colorés : magnifique !

costume de mariés chinois

 

 

Une longue allée nous sépare à présent du pavillon majeur du Temple du Ciel : la Salle des Prières pour de Bonnes Moissons. 

allée temple du ciel

 

Vous connaissez sûrement cet édifice et son triple toit aux tuiles bleues, car il est le symbole de Pékin. Lorsque nous sommes arrivés par la porte Ouest, il a été difficile de se forcer à ne pas regarder, mais maintenant, nous pouvons le découvrir dans toute sa splendeur, de face !

porte temple du ciel

temple du ciel chine

temple of heaven beijing

 

Juste derrière, il y a encore quelques pavillons et une porte toute simple. D'ailleurs, je n'y aurais même pas laissé traîner mes yeux s'il n'y avait pas eu une pancarte racontant une petite histoire. La voici : lorsqu'il eut 70 ans, l'empereur Qianlong ne se sentait plus la force d'accomplir tout le rituel dans le Temple du Ciel (il faut dire qu'il y a un sacré bout de marche depuis l'entrée !). Aussi, ses ministres lui proposèrent d'ouvrir une porte secondaire, près du Pavillon Impérial des Cieux, afin de raccourcir la distance à parcourir. Il accepta avec joie, mais était effrayé du fait que ses descendants puissent prendre l'habitude de passer par cette porte, par simple flemme. Du coup, il décréta que seuls les empereurs de plus de 70 ans pourraient emprunter ce passage, d'où le nom de "la Porte des Soixante-Dix Ans"...

La visite n'est pas terminée pour autant...à l'Ouest, nous tombons sur un pavillon au double-toit, apparemment unique en Chine.

double pavillon chine

 

Plus au Sud de là, c'est une mini Cité Interdite (petit supplément à payer pour y entrer). L'empereur venait y jeûner trois jours avec ses ministres avant la cérémonie. 

temple du ciel empereur

 

Hélas, mon appareil photo a commencé à donner des signes de fatigue à ce moment : un rond noir s'est installé durant un bon moment sur l'objectif. Heureusement, la plupart du temps, cette tache n'est pas visible sur les clichés. Mais en plus de cela, il s'est mis à trembler régulièrement lorsque je suis en train de capturer quelque chose. Sur les photos, ce n'est pas grave, mais sur les vidéos c'est plus gênant. Donc, par avance, pour les prochaines vidéos où cela se voit, désolé ! 

Bref, j'ai laissé l'appareil "se reposer" toute la soirée, mais de toute manière, après cette visite, nous sommes allés au Marché des Perles, et il n'y avait pas grand-chose à photographier. C'est un grand bâtiment dans lequel il y a plein de stands en tous genres : électronique et gadgets en bas, bagages, sacs et vêtements au premier étage, perles et jade aux étages supérieurs. Le temps de faire quelques emplettes et de dîner, et nous sommes rentrés nous coucher.


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12 - 中甸博物馆 Shangri-la : Da Gui Shang et Musées

Posté le 07/12/2013 à 16h01

Laisser un commentaire – Dimanche 1er Décembre –

Navré pour ces quelques jours de silence : j'étais dans une vallée perdue sans électricité ni Internet. J'ai donc quelques articles de retard à rattraper !

 

Shangri-la était, il n'y a pas si longtemps que cela, appelée Zhongdian. Ce nouveau nom vient en fait du livre "Les Horizons Perdus" de James Hilton, inspiré par les récits de l'aventurier américain Joseph Rock qui vécut près de Lijiang à partir de 1922. Shangri-la y est décrite comme étant une contrée mystérieuse dans le sud-ouest de la Chine, paradis cerné par les montagnes où ses habitants vivent en harmonie entre eux et avec la nature et...éternellement.

Ça, c'est la légende. La vérité, c'est que le gouvernement chinois a mis en compétition plusieurs villes pour recevoir ce nom, parmi lesquelles Lijiang et Zhongdian, qui a finalement gagné. On ne peut toutefois par nier que Shangri-la a quelques points communs avec la légende... La ville est perchée dans une vallée à 3160 mètres d'altitude, sur un plateau herbeux, cernée de toutes parts par les montagnes. Les yacks et les chevaux paissent dans l'immense étendue des paturages, tandis que des stupas décorés de nombreux drapeaux colorés jalonnent la campagne.

C'est bercés par cette description que Thom et Renée ont décidé de se joindre à moi dans la découverte de cette ville et de ses alentours. Tout au nord du Yunnan, elle est dans une région autonome tibétaine. C'est à dire qu'elle appartient au Tibet historique, sans toutefois être dans ses frontières actuelles. Mais que sont des frontières au final ? Les gens ici sont majoritairement tibétains, et cela se ressent dans l'architecture, la religion, la nourriture, l'écriture etc.

Shangri-la est divisée en deux parties : la nouvelle ville, pas très intéressante, et l'ancienne ville, où j'ai décidé de m'installer pour quelques jours. Celle-ci a un petit air de station de ski où les restaurants et magasins de souvenirs sont nombreux. Mais contrairement à Lijiang ou Dali, c'est assez plaisant. J'avoue avoir pris plaisir à marcher dans ses rues...et si je devais choisir un endroit où m'installer en Chine, je pense que ce serait ici.

En cette première journée, je me suis reposé du trek dans les Gorges du Saut du Tigre le matin. Il faut aussi dire que l'altitude commence à se faire sentir lorsqu'on marche un moment : la respiration est un peu plus difficile qu'ailleurs, et des vertiges peuvent survenir par moments. Donc, l'après-midi, je me suis contenté de visiter la vieille ville, pendant que le couple hollandais vadrouillait de son côté. 

 

La vieille ville, côté touristique...

shangri la

 

Et côté habitations...

zhongdian

 

Puis, un reflet doré a attiré mon regard vers le haut : nichés en haut d'une colline, le temple Da Gui Shang et son immense moulin à prière sont immanquables. À vrai dire, il semblerait que ce moulin à prière soit le plus grand du monde...et je veux bien le croire. Pour le faire tourner, il aura fallu une bonne quinzaine de personnes !

temple des poulets

moulin à prière shangri la

zhongdian yunnan

 

Après avoir fait un petit tour près du temple, je redescends l'escalier et vois deux bâtiments face à face, tandis qu'une grande place les sépare. Je découvre alors un musée archéologique de la région. On y trouve des fresques, des costumes, des traités de médecine et nombre d'autres choses.

musée yunnan

 

Je traverse la place, et entre dans un second musée : celui-ci est axé sur la Grande Marche de l'Armée Rouge, en 1934-5. Nombreuses photos de participants à la Grande Marche ou de ceux qui les ont aidé, objets ayant appartenu à des soldats, reconstitutions de scènes majeures, armes, vidéos. L'ensemble est très intéressant et moderne. Mention spéciale pour la salle qui présente d'un côté les soldats affrontant les marécages avec une pluie en fond, et de l'autre, ces mêmes révolutionnaires luttant contre le froid et la neige des montagnes du nord du Yunnan. (La pluie et la neige sont animées).

musée armée rouge

 

Le soir arrivé, je retrouve Renée et Thom sur la place centrale de la vieille ville, où à notre arrivée la veille, j'avais pu goûter du lait de yack chaud. Pas mauvais, si ce n'est cet arrière goût de fromage un peu bizarre, mais ça a le mérite de réchauffer. Passons à l'étape supérieure : assis dans un restaurant, je commande du thé au beurre de yack, et de la viande de yack rôtie. Tant qu'à faire...autant aller jusqu'au bout ! 

viande de yack

 

La viande de yack est bonne, il n'y a pas d'énorme différence avec le boeuf, si ce n'est que la chair est un peu plus ferme. Le thé au beurre de yack quant à lui...mmh...disons que je sens plus le "beurre" que le "thé" en fait. Avant une journée de travail au froid, je pense que ça tient bien au corps, c'est chaud et ça fournit la force qu'il faut. Mais passées les deux bolées, j'ai préféré donner le reste de la bouilloire à un couple de français mangeant à une table voisine. Ce furent de bonnes expériences culinaires en tout cas, je ne regrette pas ! 

Après un dernier petit tour pour voir le temple et le moulin à prière illuminés, nous rentrons nous coucher.  

moulin à prière yunnan


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